Il y a des disques qui naissent d’une conversation dans un jazz kissa de Tokyo. The Kármán Line est de ceux-là : lors d’une tournée au Japon, le bassiste Neil Innes (ATA Records) et le flûtiste Chip Wickham ont laissé mijoter leurs obsessions communes (dans le désordre : Yusef Lateef, Alice Coltrane, David Axelrod…) jusqu’à ce qu’elles prennent une forme aussi belle qu’évidente.
Enregistré à Leeds dans le sillage des sessions de Doo-Ha!, cet album de sept titres suit une trajectoire plus haute, plus profonde : jazz spirituel, vagues de harpe et piano impressionniste, arrangements de cuivres quasi baroques signés Steve Parry. Celestial Matari, Low Orbit, Molecules : les titres seuls disent tout du voyage proposé. Une ligne tracée entre les étoiles et la peau… C’est beau ! À sortir le 1er mai.

La basse qui tient tout debout

Quand la flûte pointe vers le ciel, t’as intérêt à suivre