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[PREMIERE] Le clip (haut) perché de King Biscuit

King Biscuit nous invite à les rejoindre sur leur “Rooftop” pour une petite virée hypnotique dans leur authentique bayou normand.

Après « Lay Down », Le Grigri vous offre en exclusivité le clip-live de « The Rooftop », un an exactement après son tournage, du groupe rouennais King Biscuit. Un blues-rock hypnotique issu de leur dernier album Hammer It ! qui promet une petite escapade dans un Mississippi réinventé du haut d’un rooftop normand. 

King Biscuit, c’est le nom d’un festival de blues fondé en 1986 qui se tient tous les ans au mois d’octobre sur les berges du Mississippi dans la ville d’Helena dans l’Arkansas. L’histoire ne dit pas si c’est à ce festival iconique que le groupe français emprunte son nom. Mais ce qui est sûr, c’est que King Biscuit s’est emparé de l’esprit du bayou, de l’odeur du gumbo, et des échos lointains de cette ville qui fût baptisée dans le milieu des années 30 « la capitale du blues du Delta » pour nous offrir cette petite plongée dans leur blues-rock hypnotique.

Ce n’est pourtant pas dans l’Amérique méridionale qu’on retrouve le trio pour ce nouveau clip réalisé par Pierrick Guidou pour le titre « The Rooftop ». La célèbre Old Man River a été troquée contre la Seine, les alligators contre les vaches normandes, et les berges d’Helena contre le rooftoop de la Fabrique des Savoirs à Elbeuf. Et pour cause, si le groupe rouennais s’inscrit dans cette longue histoire du blues, il ne manque pas d’en détourner le genre pour nous en livrer « de nouvelles incarnations » palpitantes.

On retrouve sur ce titre les ingrédients magiques du trio : une ambiance à mi-chemin entre Jim Jarmusch et David Lynch (en bien moins flippante), la sonorité épaisse type « Moog » du synthé Korg MS-20, une « guitare lapidaire [qui] découpe en fines lamelles la boue séchée de berges du Mississippi tandis qu’un chant y accroche des mélodies entêtantes », et une rythmique installée comme une locomotive dans ses rails.

King Biscuit a voulu nous inviter à tous se retrouver dans un lieu sûr, une sorte de « safe place » musicale.

C’est entêtant, mordant, suintant, presque cinématographique. Pour ce clip qu’on vous offre en exclusivité, un an tout pile après son tournage, King Biscuit a voulu nous inviter « à tous se retrouver dans un lieu sûr, une sorte de « safe place » musicale. » Une sorte de capsule spatio-temporelle, tournée en un plan-séquence, dans laquelle (même derrière notre écran) on se trouve absorbé.

Depuis l’enregistrement de l’album Hammer It ! sous l’égide de John Parish (producteur de PJ Harvey, Sparklehorse, Eels, 16 Horsepower et bien d’autres), le groupe s’est prêté à un petit jeu de chaises musicales : Sylvain Choinier reste à la guitare et au chant mais l’ancien claviériste Johan Guidou reprend la place de Tatiana Mladenovitch (qui se focalise sur son projet solo Franky Gogo) à la batterie, et Annie Langlois rejoint l’équipe aux claviers. Une nouvelle configuration qu’on a hâte de retrouver sur scène. Qui sait, au King Biscuit Blues Festival peut-être ?

Auguste Bergot

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Malgré le nom, ça ne vient pas du Japon mais d’Écosse ! Mais pas d’inquiétude ce collectif de 8 musiciens autodidactes n’a rien d’une contrefaçon. C’est un mix réjouissant entre d’un côté l’énergie de la scène UK Jazz et de l’autre un fort penchant psychédélique. Du très bon pour un premier essai.

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Homeboy Sandman trône toujours à la table du rap underground. Sur son nouvel opus « Rich II », ça tire des hommages à Bobby Byrd, J.B, Eric B. & Rakim, ça s’offre sur de terribles slaps de basse funk et ça swingue même comme Sinatra…

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