Jungle by Night

Parce que c'était lui, parce que c'était moi. C’est ainsi que Montaigne (le philosophe, pas l'avenue) définissait son amitié avec La Boétie (le philosophe, pas la rue) et plus généralement toutes les vraies amitiés au monde. Parce que c'était eux, parce que c'était nous. C’est en ces termes qu'on aimerait parler de ce cinquième album des Hollandais de Jungle by Night. Tout simplement parce que Livingstone a tout de l'évidence. Presque tous ses morceaux ont des allures de tube ("Hangmat", "Pompette", "Love Boat") grâce à leurs synthés gonflés à l'hélium - c’est bien connu l'hélium rend tout léger et ludique. Et puis parce que le jeune collectif d'Amsterdam met toute sa science de l'afrobeat pour tenter des séquences plus osées, plus sombres, plus tarbiscotées que par le passé ("Spectacles part 2", "The Fog"). Porté en sus par une pochette beaucoup plus bonne que la plus bonne de tes copines, Livingstone se vit comme un shoot de plaisir pur dans cet hiver de notre déplaisir.