Camoflauge Monk

finessethegoofy.jpg

Avec un tel nom et à l’écoute de ce Finesse The Goofy cinématographique comme un polar classe, on se doute bien que Camoflauge Monk fait partie des beatmakers jazzophiles. Eh bien bingo. Non seulement le garçon de Buffalo aime bâtir ses prods hip-hop sur des samples souvent méconnus (magnifique repiquage de Renée Grayer sur le nom moins magnifique “Maze Bank”) et a récemment rendu hommage à deux maîtres du genre (Madlib et Guru sur MADGURU), mais il compte dans sa famille un oncle saxophoniste, Paul Gresham, comme nous le fait savoir la passionnante interview qu’il a donnée à l’ABCDR du Son, quasi seule source d’info à son sujet sur la toile. Ceux qui connaissent le chef-d’oeuvre de Westside Gunn, FLYGOD, connaissent déjà un titre de ce Finesse The Goofy, “Vivian at the Art Basel”. Et ceux qui se demandent d’où vient cette boucle de piano entêtante comme un rêve de paradis blanc, ils remercieront comme d’habitude le site WhoSampled qui nous apprend qu’elle sort d’un morceau de Les McCann, “Roberta”. Bref, Camouflauge Monk ne le sait peut-être pas encore, mais il a de l’ADN du Grigri qui lui coule dans les veines. Et à partir de cette semaine, il y aura de l’ADN du Camoflauge Monk qui coulera continuellement dans les veines du Grigri.