Sam Wilkes

Il faut vraiment être un ultra fan de Knower, le binôme à géométrie variable de Louis Cole et Genevieve Artadi, pour connaître Sam Wilkes. Bassiste proche de cette bande à part et à succès, le garçon va se faire un nom dans tous les sens du terme avec ce disque accrocheur comme de la Super Glue 3 format professionnel. Déjà parce qu’il a choisi son patronyme comme titre de baptême. Ensuite parce qu’il y joue de presque tous les instruments et peut donc prétendre à présent à d’autres offres d’emploi que "bassiste sideman". Et puis parce qu’en six titres, le Californien impose son carnet d’adresses (Carlos Niño aux liner notes, Louis Cole à la batterie ou Sam Gendel au saxophone) et tisse une toile sonique dans laquelle il fait bon lézarder, quitte à se faire bouffer par l’araignée en chef. C’est electro, c’est planant, c’est jazz, c’est Coltranien (la seule reprise du disque, c’est un morceau de Kule Sé Mama, "Welcome" ), c’est trippant, c’est enveloppant, c’est onirique, c’est californien (tout comme le label qui l’héberge, Leaving Records, maison mère de Kiefer, Laraaji ou Mndsgn.). Bref, c’est beaucoup d’adjectifs qu’il fait bon d’employer et surtout d’écouter.