Traque de track #12 - "Banksia" de Phil Stroud

Chaque jour de nouveaux titres entrent dans la programmation du Grigri. Aujourd’hui, plein phare sur l’un de nos coups de coeur de la nouvelle compilation du label Brownswood consacrée à la foisonnante scène jazz-soul australienne.

Un peu plus d’an après la sortie de We Out Here, la compilation qui a participé à lancer la scène jazz UK (de Ezra Collective à Nubya Garcia en passant par Maisha ou Kokoroko), Gilles Peterson et son label Brownswood jettent leur dévolu sur un autre pays anglo-saxon qui fait du (beau) bruit: l’Australie. Sur Le Grigri, on suit de près Hiatus Kaiyote et sa galaxie (tel Clever Austin), le collectif 30/70 ou encore WVR BVBY qui passent régulièrement de par chez nous. On est donc pas mécontents de découvrir de nouveaux noms grâce à cette sélection chapeautée par l’ingénieur du son Nick Herrera et le producteur Silentjay. Comme pour We Out Here, la force de cette compilation, c’est que les artistes ont enregistré des titres spécialement pour l’occasion. Et au petit jeu de “kikike tu préfères?”, si on a particulièrement apprécié le downtempo bien perché de Kuzich (membre de l’inspirant collectif Mandarin Dreams) ou la house organique et cuivrée de Dufresne (membre lui aussi de Mandarin Dreams), on a complètement craqué pour le spiritual jazz langoureux d’un percussionniste répondant au doux nom de Phil Stroud. Un pedigree et une ambiance qui nous rappellent le groupe qui nous avait déjà fait verser des larmes de lave sur We Out Here, Maisha. Après quelques recherches sur les Internets, on s’est rendu compte que le garçon était plutôt branché expérimentations méditatives, tribales et minimalistes d’ordinaire, comme vous pouvez l’entendre ici ou . Concepteur d’une sorte de fourth world pas si éloigné de Don Cherry ou Jon Hassell, il a donc décidé pour Sunny Side Up de laisser exprimer le versant Alice Coltrane/Pharoah Sanders de sa force. Quant au banksia du titre, on apprend encore grâce à la Toile que “c’est un arbre endémique d'Australie, encore peu utilisé en France. D'une hauteur moyenne de 5 à 20 m, il produit une floraison spectaculaire en épis qui a fait de ce genre un emblème de l'Australie”. Souhaitons-lui le même destin.

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