Le Tout-Monde de Minyo Crusaders

Animation:  Laurence Demars

Animation: Laurence Demars

Ce mini big band japonais nous a rendus fous. Déjà parce qu’ils sont impossibles à classer (c’est comme les mots croisés où les jeux vidéo, plus c’est dur, plus c’est agaçant plus c’est addictif). Certes leur nom fait référence au min’yō, “une musique traditionnelle proche et lointaine” pour reprendre la définition du leader et guitariste du groupe, Katsumi Tanaka. Et parce que ce folklore ancestral, ils le dynamitent à grands coups de funk, de cumbia, de reggae ou encore d’éthio-jazz. Jamais combo n’aura semblé autant étranger dans le sens le plus fort du terme: comme si toutes les musiques qui irriguaient Le Grigri s’étaient rassemblées dans une grande partouze pour les oreilles surnommée Minyo Crusaders. Alors que leur premier album Echoes of Japan sort ce vendredi 26 avril sur le passionnant label londonien Mais Um Discos (celui d’Elza Soares ou Lucas Santtana), ils nous offrent en avant-première mondiale “Mamurogawa Ondo” où s’exprime leur vision très personnelle de la biguine, cette danse des Antilles considérée comme l’une des grand-mères du jazz. C’est aussi déstabilisant qu’enivrant - car c’est bien connu tout ce qui enivre déstabilise.

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