Tha God Fahim ou le hip-hop complètement à l'est

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Tha God Fahim, c’est le genre de type qui voit les choses en grand, voire en très, très grand: dans son nom de scène, il y a quand même le mot dieu - ce qui n'est pas rien, vous en conviendrez. Et puis la pochette de son nouvel album, Star Truth, est à mi-chemin entre le blockbuster avec Ben Affleck ou Bruce Willis ou le 2001, L’Odyssée de l’Espace de Kubrick - là encore une certaine définition de la divinité. Autre preuve: le rappeur d'Atlanta fait partie de cette catégorie d'artistes qu'on appelle les stakhanovistes, c'est-à-dire des gens qui ne peuvent s'empêcher de créer en masse. Pour s'y retrouver dans sa gargantuesque discographie, il faut avoir beaucoup de temps, beaucoup de volonté et très peu de vie sociale. L'an dernier, les gars de Bandcamp ont même fait un guide pour aider les auditeurs à s’y retrouver parmi les 70 mixtapes qu’ils hébergeaient. Tha God Fahim, c’est un rappeur qui pourrait faire le lien entre Kanye West (pour la haute estime de soi, les instrus jazz et le flow mélodieux) et le Wu-Tang Clan (pour l'amour des arts martiaux, la East Coast chevillée à l'âme et la cinéphilie populaire). On a donc le torse bien bombé à l'idée de diffuser en avant-première sur Le Grigri un extrait de ce Star Truth qui sortira le 15 mars sur le label parisien Efficiensz - des gens de goût puisqu’ils avaient déjà hébergé le Finesse The Goofy de Camoflauge Monk, un pote de Tha God Fahim et un ancien disque de la semaine du Grigri. C’est toujours beau de voir les grands esprits se rencontrer.