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[PREMIERE] Le groove mystique et militant du Wau Wau Collectif

C’est un projet complètement dingue à cheval entre Suède et Sénégal, entre musiques traditionnelles et sonorités électroniques, entre transe tranquille et groove mystique. Prévu pour le 26 février sur le label Sahel Sounds, leur premier album Yaral Sa Doom a de grandes chances d’être la sensation de ces prochaines semaines. On est donc très fiers de vous présenter en avant-première le seul titre en français du passionnant Wau Wau Collectif.

C’est un projet complètement dingue à cheval entre Suède et Sénégal, entre musiques traditionnelles et sonorités électroniques, entre transe tranquille et groove mystique. Prévu pour le 26 février sur le label Sahel Sounds, leur premier album Yaral Sa Doom a de grandes chances d’être la sensation de ces prochaines semaines. On est donc très fiers de vous présenter en avant-première le seul titre en français du très engagé Wau Wau Collectif.

Au commencement était une batterie. Celle de Ndongo Faye. C’est par elle que commence ce magnifique “Si tu savais juste”. Mais c’est par elle aussi que l’aventure au Sénégal de l’ethnomusicologue suédois Karl Jonas Winqvist débute aussi. En 2018, quand il débarque dans le petit village de Toubab Dialaw, intense creuset artistique au sud de Dakar, il ne parle ni le Wolof, ni le Français. Résultat, c’est par les cours de percussions de Ndongo Faye qu’il s’initie à la culture de la région.

Au départ, c’est donc au travers des tambours qu’il communique avec les artistes du coin. Il faut dire que son maître Ndongo Faye ne le lâche pas d’une semaine: deux heures le matin, deux heures le soir, pendant trois mois, qu’il le veuille ou non. Et c’est à partir de ce riff rythmique entêtant qu’il a par la suite demandé au flûtiste Djiby de chanter dessus. Il avait écrit des paroles en anglais qu’il a ensuite adaptées en français… grâce à Google Trad. Son but? Evoquer les si dangereux et désespérés voyages clandestins que font nombre d’Africains pour rejoindre une terre plus sûre que la leur.

Un projet bien dans son époque qui mélange travail et transmission sur le terrain africain et échanges digitaux par-delà les continents: WhatsApp fut un canal d’échanges important dans la conception du disque.

Ces deux minutes pleines de grâce qui ne sont pas sans rappeler le spiritual jazz d’Erick Cosaque symbolisent parfaitement la démarche du Wau Wau Collectif dont le premier album sortira le 26 février sur le passionnant label Sahel Sounds. Car le projet mené par Karl Jonas Winqvist avec une vingtaine de musiciens sénégalais est avant tout militant: le titre du disque Yaral Sa Doom signifie “éduquer les jeunes” en Wolof. Et puis c’est un projet bien dans son époque qui mélange travail et transmission sur le terrain africain et échanges digitaux par-delà les continents: WhatsApp fut un canal d’échanges important dans la conception du disque.

Résultat, le disque passe son temps à délicatement malaxer musiques traditionnelles et sonorités électroniques, chants soufis et envolées dub, transe tranquille et groove mystique. Projet épatant de délicatesse cosmopolite, le Wau Wau Collectif dégage un charme fou: il fait partie de ces objets sonores sans frontières qui permettent de se souvenir qu’Internet et la 5G ne sont pas uniquement des sources de malheur. Ce sont aussi des accélérateurs de rencontres sensibles.

Liens (très) utiles

Pour pré-commander Yaral Sa Doom

Le site de Sahel Sounds

Le témoignage en V.O. de Karl Jonas Winqvist sur le morceau “Si tu savais juste” : ”It all started with the drums. For me, going from Sweden to Senegal for the first time, I was washed over with drums from the very first second I got there. Soft and tender ones and loud and furious ones. Since I do not speak French nor Wolof, it was almost like I spoke to people via drums at the beginning. The fantastic drummer Ndongo Faye offered to be my calabash teacher. I was very into the Idea of having sessions with him, but I had not expected the hard work. I wanted to meet up with him now and then to jam for an hour so, but Ndongo was not into my slacker attitude. 2 hours in the morning and 2 hours in the evening Every day! And he was not interested in my bad excuses ( ”I had plans to go into town today and could perhaps continue tomorrow instead”). We played for 3 months and I am forever grateful for his dedication and masterful skills. This song started with Ndongo’s drums and then I asked the wise flute man Djiby to sing on it since he was the one gathering us all every night with musical jamming at his small Casa music adana café. I wrote the lyrics late at night thinking about the dangerous travels that many Africans end up doing in search of a more secure place…I wrote the lyrics in English and used Google translate to hand over it in french to Djiby. I think he changed the words a bit, so they mattered to him. Recording this album has been the most important and exciting thing I’ve ever done and we all created a special bond that will be forever and It’s all because of the drums.”

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